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 De l'art de compter les... mouflons

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Adma
Hybride

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Fiche RPG
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MessageSujet: De l'art de compter les... mouflons   Dim 8 Déc - 18:13


« Adma »
17 ans - Hybride – Esclave – Désire entrer dans la Garde Pourpre
Il est des centaines de dons et de pouvoirs. Mais la jeune femme est une simple guérisseuse. En puisant dans ses propres forces, elle peut soigner et réparer maladies et blessures. Une ligne suffit à décrire son pouvoir malgré ses multiples utilisations. La douleur qui en résulte pour elle comme pour le patient n’est pas négligeable, cependant.
En outre, elle possède une assez bonne résistance au froid, et une agilité en zone montagneuse que beaucoup pourraient lui envier, grâce à son ascendance.

«Je ne suis que parce que vous le souhaitez»

Certaines personnes sont faites pour les hauteurs glacées des montagnes. Pour évoluer dans les premiers flocons de neige d’un rude hiver. Certaines personnes sont aussi faites pour les travaux demandant de la finesse et, en définitive, assez peu de force brute. Et certaines personnes sont d’une gentillesse et d’une stupidité à fendre le cœur. Adma était tout ceci et bien plus encore. Elle était une esclave docile, qui accomplissait ses travaux sans jamais rechigner, sans prononcer une seule parole. Elle ne partageait presque rien du physique si particulier du mouflon, à part une paire de cornes recourbées, de longues et droites oreilles, et un regard placide, doré. Un air ovin, en quelque sorte.

Aucune personnalité. Aucun évènement marquant. Une vie tranquille. Des parents un peu rebelles, toujours versés dans les anciennes traditions qu’ils tentaient, tant bien que mal, de perpétuer. Une Domestique versée dans la couture, les travaux d’aiguille nécessitant de la patience. Quelques-uns se demandaient ce qui lui passait par la tête pendant les longues heures durant lesquelles elle brodait. Pas grand-chose, en fait. Le flot tranquille des tâches à accomplir. Aucune haine, aucun ressentiment sur son visage tranquille et souriant. Aucune colère quand elle relevait avec difficulté son corps perclus de douleurs après que son maître ait décidé qu’elle était inutile et insatisfaisante. Aucun ressentiment non plus lorsqu’elle était traînée dans la boue, au sens plus ou moins littéral du terme. Une existence calme, au rythme des saisons. Elle aimait la neige. S’attristait parfois de voir les empreintes de pieds et non de sabots qu’elle laissait derrière elle. Rien à signaler.

Elle se souvenait d’une rencontre. Tableau coloré dans un monde blanc et brumeux d’indifférence lénifiante. Elle n’était déjà plus si jeune. Elle était grande. Fine et élancée. Taillée pour la finesse et la rapidité. Elle aimait parcourir la montagne. Par la pensée uniquement, car elle n’avait pas le droit de sortir. Parfois, elle se demandait même si l’extérieur existait encore. Mais ce jour-là, elle était sortie. Juste pour être certaine. Pour chasser cette insécurité que les murs sales et le plafond trop bas faisaient naître en elle. Il lui avait fallu beaucoup de travail pour ronger ses chaînes. Les cordes physiques qui la retenaient sur sa chaise, dans sa crasse. Les chaînes de l’obéissance qui l’empêchaient de contrevenir aux ordres qui lui avaient été donnés. Elle en avait débattu longtemps. Mais plus elle y réfléchissait, plus l’enfermement lui devenait insupportable. Plus elle étouffait dans sa cellule. Plus elle rêvait d’en sortir. Elle suffoquait. Elle avait été désespérée, hystérique. Elle ne savait pas ce qui la poussait avec tant de ferveur aveugle vers l’extérieur. Juste pour avaler convulsivement quelques goulées d’air glacial, poser ses pieds nus dans la boue durcie de la cour, avant d’être traînée violemment devant le maître. D’être battue durement.

Ses prunelles dorées suivaient le lent cheminement du sang sur ses membres tremblants. Il se figeait avant de toucher le sol en stalactites carmin. Tout pour oublier la douleur de ses membres, le poids des chaînes qui la tiraient vers le sol. La tension dans son crâne, dans son cou, dans ses épaules, alors qu’elle se tenait sur la pointe des pieds pour soulager ses cornes du poids de son corps gracile et bleui. Les cristaux de glace emprisonnés dans ses cils l’empêchaient de pleurer, mais pas de s’apitoyer sur son sort. Elle était stupide, stupide. Elle ne savait toujours pas pourquoi elle avait fait cela. C’était une erreur, une rupture radicale avec presque quinze ans de servitude. Une première désobéissance. Elle doutait sérieusement d’avoir l’occasion de récidiver un jour. De moins en moins, d’ailleurs, au fur et à mesure que sa vie s’échappait. Elle ne parvenait toujours pas à se rebeller contre son sort, en cette journée terrible. Et elle était dehors. Elle mourrait en contemplant les montagnes. Quand son corps cèderait, que ses cornes seraient arrachées, et qu’elle se pendrait à cause de sa propre faiblesse. A cet instant, enfin, elle serait délivrée…

Mais quelle qu’ait bien pu être l’entité qui veillait sur son existence à cet instant, elle avait décidé que sa fin n’était pas encore venue. Elle n’eut que le temps de sentir un courant d’air frais contre son corps vêtu d’une simple tunique de laine autrefois blanche, d’entendre un battement d’ailes, avant de la pression qui la maintenait ne disparaisse et qu’elle ne s’effondre comme une poupée de chiffon entre des bras puissants. Couleurs dans un monde blanc et argenté. Fièvre délirante. Elle ne se souvenait que d’une paillasse, d’une chaleur terrible, d’un linge frais, d’une voix grave.

Le temps avait passé lorsqu’elle se réveilla enfin. Elle n’avait pas besoin de regarder pour sentir les bandages sur sa peau, autour de son crâne et de ses cornes. C’était étrange. Elle leva la main, tira à elle une mèche blonde, bouclée, laineuse. Elle avait presque oublié. Elle posa un pied tremblant sur le sol, luttant pour se relever. N’y parvint pas. Elle ne savait pas où elle était. Regarda autour d’elle. Vit la pièce. Et commença à hurler. Elle était enfermée, à nouveau ! Plus jamais, plus jamais ! Elle aurait préféré mourir que revivre ça… Elle n’entendit même pas la porte s’ouvrir, sentit à peine  les mains qui la plaquaient sur le matelas, ne saisit pas la voix grave et les mots doux qui tentaient de la calmer. Et l’obscurité l’engloutit à nouveau.

Elle eut l’impression de rester longtemps avec lui. Elle avait raison. Ils passèrent presque trois saisons ensemble. Puis il mourut. A cause d’elle. Parce qu’elle avait dissimulé qu’elle avait suivi le rituel. Qu’elle était en possession d’un don qui aurait pu l’aider. Elle ne l’avait pas tué de ses mains, mais c’était encore pire. Il était mort parce qu’elle avait refusé d’agir. Avait eu peur des conséquences. Elle aurait pourtant dû savoir qu’il ne la battrait pas. Qu’il ne la tuerait pas. Mais elle avait été figée à la vue de ce sang, rouge, si rouge, sur la glaise, devenue carmin à son tour, boueuse, pâteuse, s’accrochant à sa tunique alors qu’elle s’enfuyait, qu’elle courait à perdre haleine, qu’elle escaladait les rochers en l’abandonnant derrière elle. Même son griffon avait succombé, se battant fièrement aux côtés de son cavalier. Elle avait survécu parce qu’ils l’avaient protégée. Parce que telles étaient les valeurs qu’il véhiculait.

Ce jour-là, après que les larmes se furent taries, après qu’elle eut fini de battre sa coulpe, elle prit une nouvelle résolution. Elle était lâche, elle était effrayée, mais elle ne se cacherait plus, quitte à en mourir. Elle vivrait pour lui et selon ce en quoi il croyait. Parce qu’elle lui devait bien plus que la vie. Parce que, peut-être, elle l’avait aimé. Mais surtout, parce qu’elle ne supportait plus de se cacher. Elle ne supportait plus ces injustices. Elle n’avait pas réussi à trouver en elle ce qu’il fallait pour les haïr. Ce sentiment lui était tout entier réservé. Mais désormais, elle avait un objectif. Dans ses yeux dorés brillait à présent le feu qui lui avait toujours manqué. Ainsi qu’un certain désespoir face à son inutilité, sa faiblesse et le manque d’intérêt qu’elle pouvait avoir. Un peu de découragement, aussi. Comment était-elle censée contacter la Garde Pourpre, au juste ?

Un nouveau périple commença donc pour elle. Qui ne dura pas bien longtemps. La réalité restait toujours la même. Elle n’était qu’une esclave… Cette constatation la rattrapa bien trop vite. Et les habitudes ont la vie dure. Mais désormais, quelque chose d’autre la soutenait. Une croyance. Des actions minimes. Prendre un coup à la place d’un enfant. Soigner les blessés quand elle en avait l’occasion. Ne pas faire de discrimination. S’épuiser à la tâche, toujours. Jusqu’à être incapable d’accomplir ses travaux journaliers. Et être revendue, encore, encore, et encore. Une vie au service des autres. Pour honorer sa mémoire, peut-être. Pour tenter désespérément de se racheter, certainement…


« Ce qui est à moi est à vous »

Possédez-vous un familier ou une monture ? La jeune esclave ne possède rien en propre à l’heure actuelle.

Quelle est votre situation actuelle ? Esclave proposée à la vente pour mauvaise conduite, à prix réduit à cause de son inutilité flagrante.

Quelle est votre position par rapport à la religion ? Ambiguë. D’un côté, elle n’y croit plus, et de l’autre, elle est attachée à ce qui a été la religion des Hybrides. Et plus qu’en aucun Dieu, elle croit en certaines valeurs.

Que pensez-vous de l'exploration des Contrées Sauvages ? Elle n’a aucun avis à ce sujet, elle suivra son futur maître s’il y va, mais sans plus d’intérêt ou de désintérêt. Dans le même temps, elle est terriblement désespérée de faire ses preuves et pense que, peut-être, ce serait une option.

Quel est votre rapport vis-à-vis des dragons ? Les Dragons « domestiques » sont courants et elle n’en a pas peur. Les autres, en revanche, elle n’en a jamais rencontré…
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Kajika Machk
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MessageSujet: Re: De l'art de compter les... mouflons   Dim 8 Déc - 19:07

Bienvenue !
Excellente fiche, j'adore ton personnage !
Je n'y vois rien à redire, je te valide donc smile

Bienvenue sur Elden !

Félicitation, ton personnage a été validé. Nous te redirigeons d'ores et déjà vers les Journeaux de Bord obligatoires, ainsi que vers les demandes de RP. Nous espérons que tu te plairas sur Elden.
Have fun !

message de moderation

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Adma
Hybride

Messages : 23

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MessageSujet: Re: De l'art de compter les... mouflons   Dim 8 Déc - 22:08

Merci Sola =)

*va RP*

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Un mouflon - Deux mouflons
Adma obéit en Turquin : 425B8A
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De l'art de compter les... mouflons

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